Vendredi. 17 heures. On vous demande « une analyse rapide » du portefeuille clients. Geste banal : vous exportez la base en .xlsx, vous ouvrez ChatGPT, vous collez. L'idée n'a rien d'absurde. Le volume, lui, change tout, parce qu'un export n'est pas un dossier mais trois mille personnes bien réelles qui partent d'un seul coup vers un serveur tiers, nom, email et IBAN compris.
Export pseudonymise : les colonnes identifiantes deviennent des pseudonymes, les valeurs utiles a l'analyse restent.
Un export, c'est des centaines de personnes d'un coup
Coller un document expose une personne. Coller un export en expose une colonne entière. La différence est d'échelle : là où un simple courrier contient un seul nom, votre fichier en aligne mille, sur autant de lignes, chacun escorté de son email et de son IBAN. Rien d'accidentel là-dedans. La fuite se compte au millier dès le premier copier-coller. Voici les colonnes à neutraliser avant l'IA :
- Les colonnes nominatives : client, contact, salarié.
- Les emails, téléphones et adresses postales.
- Les IBAN et les identifiants (SIREN, matricule).
- Les montants qui identifient une personne, que vous pouvez aussi regrouper en fourchettes.
Le vrai piège, c'est ce que le tableur cache
Un .xlsx n'est jamais la seule grille que vous avez sous les yeux. Loin de là. Un deuxième onglet oublié, des lignes filtrées mais toujours bien présentes dans le fichier, une colonne masquée, une formule qui pointe sagement vers une feuille « Sources RH » : tout cela voyage avec le classeur. Vous croyez envoyer trois colonnes. Vous en envoyez quinze. D'où la règle : on neutralise le classeur entier, pas seulement la vue active.
Masquez la colonne, gardez le chiffre
L'intérêt d'un export ? Les tendances. Pas les noms. Vous pouvez donc pseudonymiser les colonnes identifiantes tout en conservant intacts les statuts, les catégories et les montants dont l'IA a réellement besoin pour calculer quoi que ce soit. Le tableau reste analysable ligne à ligne. Et chaque pseudonyme est réversible : l'analyse une fois revenue, vous remettez en un geste vos vrais clients en face des résultats.
Safe-Doc traite les tableurs. Excel, CSV : comme un PDF ou un Word. Il parcourt tous les onglets, masque les colonnes sensibles et préserve la structure d'origine. Détails sur la page Safe-Doc pour l'expertise comptable.
Testez sur un vrai export. Pseudonymisation réversible. Tous les onglets passés au crible, la structure conservée intacte.