Vendredi soir. L'agence tourne encore. Une négociatrice met au propre un compromis, un gestionnaire relit un bail signé l'après-midi, et quelqu'un lance à une IA un « reformule-moi la clause de révision du loyer ». Le réflexe est bon. Le copier-coller, beaucoup moins. Car ce bail porte le nom du locataire, celui de son garant, l'adresse exacte du bien et le montant de la caution, autant de données qui, une fois sorties de l'agence, désignent des personnes bien réelles. La règle tient en une ligne. On masque les parties et l'adresse. On garde les chiffres qui font l'analyse.
Les parties et l'adresse sont masquées, le prix reste : l'IA redige ou vérifie sans savoir de qui ni de quel bien il s'agit.
Le mandat et le compromis : qui signe, et pour quel bien
Sur un mandat de vente ou un compromis, les vrais identifiants ne se limitent pas aux noms du vendeur et de l'acquéreur. L'adresse trahit. « Le 12 rue des Lilas » désigne un foyer aussi sûrement qu'un patronyme, et il suffit souvent de cette seule ligne pour reconnaître le dossier au premier coup d'œil. Alors on pseudonymise les parties et l'adresse. Le prix, la surface, la nature du lot ? On les laisse. Ils n'identifient personne et restent utiles à l'IA.
Le bail : locataire, garant et pièces du dossier
Le bail rassemble bien plus de monde. Au locataire s'ajoutent le garant et, parfois, le conjoint ou le colocataire, chacun avec ses revenus et ses justificatifs à fournir. Avis d'imposition. Bulletins de salaire. Relevés bancaires. Ce sont les données les plus sensibles d'un dossier de location, celles qu'on ne voudrait jamais voir filer vers un outil tiers sans précaution. Avant de soumettre un bail à une IA, on remplace ces noms et ces pièces par des pseudonymes. Le loyer et la caution, eux, peuvent rester.
Diagnostics, copropriété et le reste du dossier
Un dossier immobilier ne s'arrête pas au bail. DPE, états des lieux, procès-verbaux d'assemblée de copropriété : tous portent des noms, des adresses et, parfois, des coordonnées directes. Et pourtant, les charges, la performance énergétique ou les décisions de l'assemblée se résument très bien sans jamais révéler qui habite où.
Comment faire en pratique
Le principe est simple. On pseudonymise le document, l'IA travaille sur la version masquée (rédaction, vérification de clauses, résumé du dossier), puis on ré-identifie en local. La pseudonymisation est réversible. Vous récupérez le document complet, intact, sans qu'aucun particulier n'ait jamais été exposé à un outil tiers.
Safe-Doc masque mandats, compromis et baux avant l'IA. La mise en page reste, le traitement a lieu en Union européenne, puis tout est purgé. Voir le guide ChatGPT et RGPD en entreprise.
Vendeurs, acheteurs, locataires, garants : tout le monde reste protégé. Pseudonymisez le dossier avant l'IA.